mercredi 6 décembre 2017

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Les Belges pleurent le départ de Johnny
Duchmoll en pleine fête de Saint-Nicolas.

samedi 25 novembre 2017

Conférence de choses, en 9 numéros.

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- Sympa.
- Sympa, superficiel, à la mode.
- Intéressant. Beaucoup d’informations sérieuses. Scientifiques.
- Oui, dans le retour actuel au « Théâtre des Savoirs ». Retour mou, sans se mouiller. Avec le bout de l’orteil qui tâte l’eau froide.
- C’est quand même une performance ! 53'33’’ sans notes et sans papier.
- Ouais. Le vieux principe de la digression continue, comme surfer sur des bouts de wikipédia®. Il n’y a pas de propos comme chez Diderot, il n’y a pas de folie comme chez le Professeur Rollin, pas de jubilation comme chez Desproges, pas d’anarchie comme chez les Marx Brothers, pas même d’histoire comme chez Calvino.
- On voyage. Il raconte bien ! Il est enjoué ! Il fait des gestes, des grimaces, des mimes, des yeux qui roulent !
- Oui, on voyage. Derrière la vitre, au train, bien au chaud. Avec un jeune homme poli et souriant, mal habillé avec de grosses ficelles.
- C’est vrai qu’un jeans et une bouée d’amour, cela manque un peu de tenue.
- Je dirai même plus : négligé. Manque de respect du public. Et du Théâtre.
- Le « Théâtre » n’est plus une église, un temple, un espace sacré.
- Mais si, mon cher, et ce sera ainsi tant qu’il y aura une frontière claire entre acteurs et spectateurs, entre paroles et oreilles…
- C’est quand même une performance.
- Non. Des dizaines de milliers de profs en font autant chaque jour.
- Moi, cela m’a fait plaisir.
- Oui, je vous ai vu sourire. Moi, cela m’a ennuyé.
- Oui, je vous ai vu dormir.
- Sa diction n’est pas très bonne. Franchement. Le premier quart d’heure était pâteux comme si on venait de le sortir du lit. Cela m’a sonné.
- J’avoue avoir été parfois gêné par ses parasitages de langage, hein, hein, hein, hein, heu, heu, heu, heu.
- N’est-ce pas, n’est-ce pas ? Voilà, voilà...
- Ce n’était que la conférence n°4. Peut-être que les cinq numéros suivants seront mieux.
- Avec ce vendredi-ci, cela me suffit.
- Ah… Vendredi… Robinson, les îles, le Pacifique…
- Aucune chance avec lui d’en arriver aux paradis fiscaux.
- Ecoutez, on ne peut quand même pas pratiquer partout le Rire de résistance de Ribes !
- N’est-ce pas, n’est-ce pas ?
- C’était sympa.
- Voilà, voilà. Sympa.

Philippe Dohy
Paris 25 novembre 2017

Infos sur ce spectacle du Rond-Point de Paris > https://www.theatredurondpoint.fr/s...

mes critères critiques de théâtre

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Mes critères critiques : une bonne histoire, des répliques pleines d'esprit, de l'humour sans ficelle ni démagogie ni vulgarité, de l'émotion sans effets et non forcée, une véritable voix, une écriture fine et subtile, une structure solide et discrète, des personnages complexes mais intéressants, des comédiens, des techniciens et un metteur en scène au service du texte, du spectateur et de l'auteur, un théâtre aimable, accueillant et soucieux du public, des attachés de presse pas pressants, une unité et une énergie d'ensemble qui rendent le tout inoubliable et qui nous changent, pour plus d'humanité.

©lic > http://www.theatrotheque.com/web/ma... > "Recherche avancée" > "Choisir un chroniqueur" > "Philippe Dohy" (en noir)

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puis cliquer sur une chronique (par exemple "Représailles")
puis sur "Philippe Dohy" (en rouge)

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vendredi 24 novembre 2017

cours de DIS.COURS POLI.TIQUE

- Mesdame, messieurs les maires de France, de notre belle France, de notre si beau pays, vous faites beaucoup pour lui, je le pense, et je pense que vous le pensez : cette taxe numéro quatre est injuste.

- Hou, hou !

- Profondément... injuste !!

- Hou, hou... hou !!

- La supprimer, c'est rendre de l'argent aux Françaises et aux Français. La supprimer, c'est augmenter leur pouvoir d'achat. Et augmenter leur pouvoir d'achat, c'est augmenter les ventes dans le petit commerce des villes, villages, bourgs et hameaux. C'est bon pour vous.

- On a fermé toutes les boutiques !

- Et grâce à vous, on fermera toutes les mairies !!

- Eh bien, je trouve cela profondément injuste.

- Les trous dans la caisse aussi !

- Mes amis, oui, mes amis et même mes amies

- Pas d'harcèlement, svp !

- (rires)

- (petit sourire) Je ne cours derrière personne.

- (petits rires)

- Supprimer cette taxe c'est donc rendre de l'argent à vos administrés...

- Hou, hou...

- Mais.

- ...

- Mais.

- ...

- Mais ensuite... ensuite... je vous rendrai de l'argent à VOUS.

- (émotions)

- Oui à VOUS ! Car vous aussi vous le méritez. Car je dirai même plus : car vous le valez mieux !

- (légers applaudissements)

- Ensuite, oui, ensuite, avec vous, et pour vous, nous créerons la taxe numéro cinq.

- (applaudissements) Bravo !

- Oui, nous créerons la taxe numéro cinq. POUR VOUS ET AVEC VOUS !!

- Bravo !! Bravo !!!! (standing ovation)




C'était notre reportage en direct sur l'état politique de la France et de ses finances en 2017 qui illustre pragmatiquement vos cours de l'ENA.

jeudi 23 novembre 2017

Black Friday

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Soldes.
Ni repris, ni échangé.
Tout doit disparaître.
Black Friday, Black Day.

© photo commons.wikimedia

INFO > sur BFM Business, ce jeudi dans "Les Décodeurs de l'Eco", entre 19h et 20h :

- Dans cette grande fête commerciale, il y a toujours des rabats-joie.

- Les écologistes qui prétendent que cette consommation frénétique détruit la planète.

- Ou alors, ils disent cela simplement pour attirer l'attention sur eux. Ils profitent ainsi de la publicité du Black Friday.

- Oui, et gratuitement !

mardi 14 novembre 2017

time to love

Selon mon psychanalyste préféré, Jacques Lacan, je vous aime.

Vous n'existez pas encore, du moins selon nos connaissances scientifiques actuelles.

Mais peut-être existez-vous déjà dans un univers parallèle ?

Quoi qu'il en soit, Lacan est formel : je vous aime.

Car "On aime toujours ceux qui ont réponse à nos questions. D'où ce transfert massif sur l'analyste, supposé-savoir."

Je le cite approximativement, je suis certain de l'idée générale.

Mais si vous existez déjà dans un univers parallèle, si vous m'entendez, si vous pouvez me lire dès maintenant, dites-moi, comment être déjà aimé de vous ?

Quelles sont les questions que vous vous posez et qui restent sans réponse ?

Dans mille ans, y aura-t-il encore des questions non résolues ?

Sur l'amour aussi ?

Je vous love dans mes phrases les plus tendres.

dimanche 12 novembre 2017

apprendre à être perdu

Hier soir, je suis allé faire les courses du samedi ; sur ma liste, une bouteille de coca zéro.

J'ai vu "promotion gagnante" dans les rayons - cela prouve qu'il y a aussi des "promotions perdantes".

"Pour l'achat de deux bouteilles, la troisième est gratuite." Bon. Ok, j'ai pris une deuxième bouteille.

La caissière était une jeune fille magnifique, une Noire aux traits fins, beauté peuhle, turban rouge, rouge vif aux lèvres, couleurs tranchantes, sourire de perles.

Après avoir payé, en remplissant mon mini caddie bleu, je m'aperçois avoir oublié la troisième bouteille.

La caissière aurait dû l'enregistrer mais, petite moue, elle est d'accord pour que j'aille la chercher.

Je me trouve mesquin, je suis Madonna découpant des bons de réduction dans sa cuisine de plusieurs millions.

Soyons grand seigneur (peuhl), avec panache.

- Bah, tant pis, lui dis-je, mon caddie est plein. Vous le boirez vous.

Pas de réponse.

- Vous l'offrirez à quelqu'un d'autre !

Petit sourire forcé. Sans me regarder.

Mais pourquoi me regarderait-elle alors qu'elle est concentrée sur le client suivant, peut-être le trois centième de la journée ?

Je lui dis au revoir, je me retrouve (?) dans la nuit noire de l'heure d'hiver.

Panache, panache ! C'est idiot. Pour que ce soit vraiment du panache, il faut donner au moins cent euros.

Là, c'est juste de l'orgueil mal placé. Et un certain mépris de l'argent.

Ou une mise à distance des "promotions gagnantes". C'est un bon exercice pour apprendre à perdre.

C'est vrai, depuis notre naissance, on nous apprend à gagner, c'est la compétition permanente.

Plus grand, plus fort, plus vite, plus intelligent, plus plus... Et tout mesurer pour avoir des résultats indiscutables.

Pourquoi toute notre société, l'école, notre éducation sont-elles fondées sur la victoire et sur le gain ?

Alors que dès la naissance, nous ne cessons de perdre, perdre toujours plus, des gens, des objets, de parts de nous, physiques ou spirituelles.

Ce serait beaucoup plus simple, apaisant et moins coûteux écologiquement, de nous apprendre à perdre.

Au sein de nos tribus, ou entre elles, peut-être que ces combats permanents pour gagner nous stimulent, nous excitent et nous distraient davantage.

Les luttes pour gagner nous font oublier que nous sommes perdus, que nous sommes d'infimes grains d'espace et du temps.

Nous concentrer sur le poing du boxeur, le ballon de football, la dernière invective baveuse de Trump ou une bouteille de coca perdue éloignent notre esprit de l'effroi des espaces infinis.

Infimes dans l'infini.

En rentrant dans l'immeuble, je me suis aperçu avoir perdu mes clés.

Même mon inconscient voulait m'apprendre à perdre. Il était temps.

Mais je les ai retrouvées fichées dans la serrure de mon appartement.

Ma tribu invisible de voisins ne veut pas que je sois trop perdu, il était temps.

J'ai laissé une bouteille de coca, ils ont laissé mes clés.

Vous écrire me relie à un autre grain d'humanité.

mercredi 8 novembre 2017

écrire

Chère futurette,

Je ne vous ai pas écrit depuis une semaine, alors que je pense souvent à vous, oui, à vous, plusieurs fois par jour.

Vous n'existez pas et pourtant vous existez.

Depuis ma première lettre, depuis que je vous ai rencontrée, sur ce site en quelque sorte, j'ai déjà deux vies de plus : celle que je vous raconte et celle que je vous imagine.

Je pourrais vous écrire des pages et des pages tant j'aurais à vous dire sur cette époque fracassante que je traverse avec six milliards de gens.

J'essaie de me limiter.

Sans limites à l'écriture, on décourage.

Pourtant, Twitter, un système d'échanges publics sur internet de courts messages écrits, a doublé ce matin le nombre de caractères autorisés.

De 140, on est passé à 280 ; et certains analystes financiers y voient le signe du déclin, la fin prochaine et certaine de cette société "qui ne fait pas de bénéfices".

Aujourd'hui, tout ce qui ne fait pas de "bénéfices" est suspect.

Que faire avec ces bénéfices ?

D'autres bénéfices.

C'est ainsi que chaque jour, nous creusons l'immense déficit des ressources de la Terre.

Plus nous faisons de bénéfices monétaires, plus nous faisons de déficits naturels.

Mais bon, vous me lisez, c'est donc que l'espèce humaine a survécu.

A moins que vous ne soyiez une extra-terrestre ? Ou une robotte ?

J'aimerais tant vous connaître !

Philippe Jean

samedi 4 novembre 2017

Qui sont les stars de la Scam ?

Ce sont des gens, des inconnus, des étoiles de tous les jours.

C'est ce week-end à Paris, au Forum des Halles.

C'est gratuit dans la limite des murs d'images.

Calendrier, clic > http://www.scam.fr/Festivaldesetoil...

mercredi 1 novembre 2017

Qu'est-ce que la Toussaint ?

- La Toussaint est la fête de tous les Saints.

- Et pourquoi font-ils la fête ?

- Parce que ce jour-là, les gens sont pressés d'aller au cimetière.

- Ce n'est pas le Jour des Morts ?

- Non, ce jour-là, c'est juste le lendemain.

- Mais pourquoi donc, mon bon ?

- Parce que le cimetière est la première porte du paradis. Le lendemain, c'est à cause des morts de la veille.

- Pas de morts, pas de paradis.

- Les gens courent, en voiture, à toute allure, à travers toute la France, et boum.

- Vous voulez dire bing ? accident ?

- Bingo, diront même les esprits noirs. Car les gens qui voulaient arriver plus vite au cimetière y parviennent ainsi encore plus vite.

- Bingo... Notez qu'il leur faudra quand même attendre quelques jours pour être enterrés.

- Oui, mon cher, mais l'âme, l'âme ! la voilà déjà au Ciel. Et sur la quantité de défunts, il y en a un certain nombre qui vont au paradis directement.

- On a des statistiques ?

- Saint-Pierre n'a jamais été bon calculateur. Aussi suit-il la règle des trois tiers : un pour le paradis, un pour le purgatoire, un pour l'enfer.

- Comme ça ?!! Mais c'est injuste ! Il y en a forcément qui devraient aller là et qui se retrouvent là ! Et réciproquement !

- Bah ! Dieu reconnaîtra les siens.

- Et les Saints ?

- Les Saints font la fête car cela leur fait plein de nouvelles têtes.

- "Tête d'âme, tête de gondole."

- Exactement. Le jour de la Toussaint est un des plus meurtriers de l'année, dit la Sécurité Routière. C'est comme les soldes. Un soudain afflux de vieilles marchandises colorées.

- Les morts ne sont pas des marchandises.

- Mais les âmes, oui ! Sinon, comment le Diable pourrait-il les acheter ?

- Tristesse ici, fête là-bas... tssss.

- Pareil que dans les paradis fiscaux.

- Pas de paradis, pas de crédit.

mardi 31 octobre 2017

Chère amie de l'an 3.000,

Première lettre.

Paris, le mardi 31 octobre 2017.


Chère amie du futur,


Cela fait quelque temps déjà que je songe à vous écrire.

Aujourd'hui, je me suis battu éreinté avec des "serveuses vocales" du SFP, Service Fédéral des Pensions de Belgique.

Ce sont des femmes enthousiastes et souriantes qui nous disent au bout du fil (= téléphone) (= visiophone sans image) que tout va bien ; et qui raccrochent.

Parfois, elles nous envoient sur un site internet (internet n'existe que depuis une vingtaine d'années) où l'on nous conseille de les appeler rapidement.

En effet, comme vous le savez sans doute, le 1 avril 2016, date spécialement choisie, le SdPSP, Service des Pensions du Secteur Public, et l'ONP, Office national des Pensions, ont fusionné pour devenir le SFP.

La vie moderne (hum...) est très difficile pour tous ceux qui ne sont pas ingénieurs en informatique, plus encore pour toutes celles qui ne sont pas ingénieuses.

A tout bientôt,

Philippe Jean.

PS

Si vous voyagez dans le temps, n'hésitez pas à venir boire le thé (boisson à base de plantes) (naturelles) (hé oui !).

J'habite à Paris qui, en cette année 2017 fort agitée, ne recouvre pas encore toute la France.

Quels furent les premiers mots de Gargantua et comment y répondirent ses parents ?

A sa naissance, Gargantua s'écria : "A boire ! A boire !!".

Sa mère Gargamelle et son père Grandgousier répondirent en trayant chaque jour 17.913 vaches pour étancher cette soif enfantine.

Les géantes ignorent le baby blues.

Votre mari est-il tondu à la césarine ?

Oui si ses cheveux sont coupés courts.

Qu'est-ce qu'un adulescens ?

C'est un citoyen romain antique de 14 à 28 ans, un jeune antique.

Qui fut marmiton puis barbier puis chirurgien (autodidacte) à l'Hôtel-Dieu ?

Ambroise Paré

Combien de poètes composaient la Pléïade ?

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jeudi 28 septembre 2017

des ambulateurs

# Etat de marche
# Rothschild dans ses bottes
# Family Life, by Mac Ron-ald

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Mac Ron-ald :

Je n'aime pas les petits vieux. Les retraités sont des feignants. Faites comme ma femme, épousez un jeune qui marche bien.


© photo keloland.com

mercredi 27 septembre 2017

mercredi

#actualité

Nouveau suicide d'un paysan.

lundi 25 septembre 2017

lundi

#actualité

Encore un autre paysan suicidé.

Par lui-même ou par la Société.

samedi 23 septembre 2017

samedi

#actualité

Un autre paysan s'est suicidé.

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