lundi 6 janvier 2020

Les grèves françaises pourraient prendre fin après le 5 avril 2020.

Notre président de la République est un homme réfléchi.

Après quatre mois d'ouragans de flammes qui dévorent l'Australie et qui brûlent maintenant une Belgique par semaine, M. Macron a proposé au gouvernement australien une aide IMMEDIATE.

On peut en déduire que l'emploi du vocabulaire par le gouvernement et ses publicitaires journaleux est de plus en plus spongieux.

Mais aussi que M. Macron résolvera le problème des retraites immédiatement, c'est-à-dire après le 5 avril 2020, les grèves ayant débuté le 5 décembre 2019.


"Le président français, Emmanuel Macron, a proposé « une aide opérationnelle immédiate » de la France à l’Australie, dimanche 5 janvier, face aux incendies qui ravagent le pays. « Ce matin, j’ai appelé le premier ministre australien, Sco... pour offrir notre aide opérationnelle immédiate pour lutter contre les feux, protéger la population et préserver la biodiversité », a-t-il fait savoir.

Plus tôt dans la journée, les autorités australiennes avaient annoncé que les incendies d’une ampleur sans précédent, qui dévastent des régions entières du pays depuis plusieurs mois, ont fait une 24e victime et des « dégâts considérables ». Des centaines de propriétés ont été détruites et un homme est mort samedi, durant l’une des pires journées depuis le début des feux, en septembre."

© lemonde.fr > https://bit.ly/2SS925k

dimanche 8 décembre 2019

Sortir du problème des retraites, c'est facile.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Sortir du problème des retraites, c'est facile.

Il suffirait d'instaurer un 43è régime si attrayant que les 42 autres voudront y adhérer illico subito allegro !

@DocteurDuchmoll sur twitter #retraite @EmmanuelMacron @Charlie_Hebdo_ @ClubFranceInter @libe @canardenchaine @FranceInsoumise @FabSintes @Fakir_

Les solutions gagnant/perdant exigent d'établir des rapports de forces où les futurs gagnants essaient d'écraser les futurs perdants. Ceux-ci résistent d'autant plus. Donc consacrer son énergie à rechercher des solutions gagnant/gagnant est plus sûr pour gagner... des élections.

© photo Manga Duchmoll

jeudi 5 décembre 2019

affaire Roman Polanski

Essayons de penser ce réel et grave problème à l'envers.

Un certain Palonski, complètement inconnu, s'est très mal conduit avec des jeunes filles mineures, pas besoin d'entrer dans les détails. Elles ont porté plainte. Chance (hum...) la procédure a été jusqu'à son terme. Palonski a été jugé et condamné à la peine maximale, ferme. Tous ses recours juridiques ont échoué.

En prison, il écrit des scénarios remarquables, devient peu à peu réalisateur de cinéma ; et devient beaucoup moins çon et méchant. Il ne bénéficie d'aucune remise de peine. En sortant, il réalise quelques chefs-d'oeuvre et devient très célèbre.

Mérite-t-il qu'on aille les voir ou pas ? Son activité artistique peut-elle être considérée comme "arthérapie" ou pas ? Ses films lui ont-ils permis "d'exorciser" ses démons ou pas ?

Et pour revenir à Polanski le connu, qui commit ses films et ses méfaits en même temps,, est-ce bien l'activité artistique qui doit pâtir de cette autre logique sous-jacente : oeuvres d'art > célébrité > pouvoir --> impunité relative ?

Quelles seraient vos propres réponses, et questions ?

vendredi 29 novembre 2019

Qu'est-ce que le Black Friday ?


Capture_d_ecran_2019-11-29_a_00.17.59.png


Capture_d_ecran_2019-11-29_a_00.17.11.png


Capture_d_ecran_2019-11-29_a_00.18.03.png


© Irish Man, Martin Scorcese

mes critères critiques de théâtre

95.jpg

Mes critères critiques : une bonne histoire, des répliques pleines d'esprit, de l'humour sans ficelle ni démagogie ni vulgarité, de l'émotion sans effets et non forcée, une véritable voix, une écriture fine et subtile, une structure solide et discrète, des personnages complexes mais intéressants, des comédiens, des techniciens et un metteur en scène au service du texte, du spectateur et de l'auteur, un théâtre aimable, accueillant et soucieux du public, des attachés de presse pas pressants, une unité et une énergie d'ensemble qui rendent le tout inoubliable et qui nous changent, pour plus d'humanité.

©lic > http://www.theatrotheque.com/web/ma... > "Recherche avancée" > "Choisir un chroniqueur" > "Philippe Dohy" (en noir)

Capture_d_ecran_2017-11-25_a_18.18.27.png

puis cliquer sur une chronique (par exemple "Représailles")
puis sur "Philippe Dohy" (en rouge)

Capture_d_ecran_2017-11-25_a_18.50.52.png

vendredi 25 octobre 2019

Piège pour Cendrillon


PIEGE-TheatreMichel-2019-AFF-40x60-site-687x1030.jpg


     Vertigo chaud show
A star is born. Twice.

Les troubles du double et les glissements d'identité sont fréquents au théâtre : sosie, jumeaux, doublure, hérédité surprise, permutation de noms, déguisement en l’autre sexe… C’est sa mise en abîme puisque le double est l’identité même du théâtre divisé entre acteurs et personnages. Et « meilleur est le méchant », plus le fil est tendu, plus la représentation captive, « meilleur est le film », première règle d’Hitchcock. Dont on traduisit le titre Vertigo, encore une histoire de double, par Sueurs froides. Il s’agit ici de Sueurs chaudes, et nous voilà retombés sur nos pieds.

Car il y eut incendie où furent piégées deux jeunes filles. Laissez-moi vous dire qu’elles pètent le feu ! Diable, quelle flamme !! Elles brûlent les planches. La rousse, Alyzée Costes ; la brune, Nassima Benchichou. Une star est (re)née. Laquelle ? Les deux.

L’une est morte, l’autre presque. Elle ne sort du coma qu’après de longs mois d’opérations et de greffes de peau, aux mains et au visage. Celui-ci a-t-il changé ou pas ? Pas d’empreintes digitales utiles. Qui est-elle ? Elle ne s’en souvient pas, elle ne se reconnaît pas, elle a perdu la mémoire, les photos n’ont plus son visage non plus. Ses proches lui disent qu’elle est Mi (Micky ou Michèle Isola), récente héritière de sa marraine florentine, Midola Raffermi, richissime industrielle italienne.

Mais au fur et à mesure où des bribes de son passé lui reviennent, à travers de fluides flash-backs - remarquable mise en texte de Sébastien Japrisot par Aïda Asgharzadeh et élégante mise en scène de Sébastien Azzopardi - Mi est de plus en plus convaincue d’être Do, son amie d'enfance Domenica Loï. Elle serait simplement instrumentalisée par « sa » raide gouvernante (Aurélie Boquien) et « son » fiancé avocat (David Talbot) qui ne voudraient pas perdre un tel héritage.

Mais oui, c’est bien cela, elle est Do ! Quoi que, au fur et à mesure où des bribes de son passé lui reviennent, non, non, elle n’est pas Do, elle est Mi ! Mais oui, Mi, Mi, et pas à moitié !

Quoi que, fur, mesure, bribes, passé, non, pas, mais, oui, quoi que fur, bribes, reviennent… Et le tempo s’accélère, chaque fois avec de véritables révélations que nourrissent l’entourage, enchères, en chair, enchérissements, livre de mains, de visage, de peau, de corps contre de l’argent, surenchères shakespearienne, aller au pire, aller au sang. Jusqu’au vertige, de la raison. Attention, les spectateurs trop sensibles pourraient finir par en défaillir. Je ne saurais trop conseiller à la Direction d’installer une Cellule Psychologique d’Urgence dans le hall du théâtre.

L’art est évidemment de rendre très surprenantes, saisissantes, ces oscillations d'identité auxquels on s’attend. Toute la troupe la joue avec virtuosité (un brin tantinet chouïa trop à la toute fin, cela mériterait d’être délicatement retravaillé). La bande son frissons de Romain Trouillet est à la manière de celles de Truffaut ou de son mentor Hitchcock, encore, glissendo et staccato.

Mais après tout, à supposer que vous sachiez qui vous êtes, si demain vous découvriez que vous êtes un autre, et chaque jour pris pour un autre encore, vous pourriez aller revoir Psychose ou relire le meilleur des polars, « La Dame dans l’auto avec un fusil » de Sébastien Japrisot, où une femme est reconnue dans des lieux où elle n’est jamais passée, jamais.

Peut-être réussirez-vous, vous, à vous sortir des pièges brûlants de l’identité ?

Philippe Dohy

Paris, vendredi 25 octobre 2019.


PIEGE-TheatreMichel-2019-AFF-40x60-site-687x1030.jpg


lundi 21 octobre 2019

Watchmen / OCS / HBO

Après le premier épisode de la série Watchmen, produite par HBO et diffusée sur OCS ce matin...

...Encore beaucoup de pub pour rien.

Encore beaucoup de bruit pour une enfilade interminable de pan-pan boum-boum. Les incohérences se multiplient dans un scénario affligeant de bons-bons contre méchants, si méchants, le pire. Les acteurs sont aussi "monoblocs" que les personnages. La réalisation est lourde et paresseuse.

Lire les dithyrambiques critiques de la presse américaine nous révèle le quotient intellectuel américain moyen, clairement en baisse. Pas étonnant qu'ils aient élu le trumpeur ! Qui à son tour les abrutit jusqu'à acclamer avec frénésie ce genre de daube. Plus personne ne veut sauver l'espèce humaine ? Grâce aux Watchmen, on comprend pourquoi.

Tant de dizaines de millions de dollars pour fabriquer de tels navets anti-cerveaux, alors que des millions d'enfants n'ont ni livre, ni cahier, ni crayon ni même école. Grrrrrrrrrrrrr.

Ô mondieu, délivrez-nous de la bêtise exponentielle !!

< AlloCiné > http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=22289.html

lundi 23 septembre 2019

pour Pierre de Luxembourg (mais d'ici) !


  • Quel est votre propos, Docteur Duchmoll ?



Au plaisir !

dimanche 15 septembre 2019

Comment faire de vos enfants des crétins ?

"Troubles de la motricité, de la socialisation, du langage… L’exposition des enfants aux écrans atteint un niveau dramatique, soulignent de plus en plus d’études. Dans “La Fabrique du crétin digital”, le chercheur Michel Desmurget sonne l’alarme.

La rentrée scolaire signe le retour à la vie ordinaire, rythmée par le triptyque de l’enfant moderne : école, écrans, dodo. À l’heure des bonnes résolutions, les parents s’interrogent.

Faut-il s’affoler de la place envahissante qu’occupent tablette, smartphone, ordinateur et télévision dans un quotidien toujours plus saturé d’images digitales ?

Sevrer sa progéniture au risque de la priver des vertus supposées de ces technologies ?

Poser des limites à l’usage des nouveaux écrans, qui nous accompagnent parfois de la table à manger jusque dans les WC ?

En 2015, les enfants de 6 à 17 ans y étaient exposés plus de quatre heures par jour en moyenne, selon l’étude Esteban de l’organisme Santé publique France.

(...)

Aujourd’hui, le manque d’éveil culturel et artistique des tout-petits est un fléau sanitaire.

En Californie, l’école Waldorf, qui a banni les écrans de ses enseignements, voit affluer en majorité… les enfants de cadres de la Silicon Valley ! Clé de cet engouement : une pédagogie axée sur la relation humaine.

Loin le temps où le président Bill Clinton poussait les écoles américaines à s’équiper en écrans et à se convertir à l’ère technologique ! Depuis, de l’autre côté de l’Atlantique, l’utopie d’une éducation 100 % numérique s’est légèrement ternie, abîmée par l’absence d’améliorations incontestables des résultats scolaires et par les propres doutes de ses premiers supporteurs.

Steve Jobs, le fondateur d’Apple (décédé en 2011), a lui-même fini par avouer qu’il limitait au maximum l’utilisation des smartphones et des tablettes pour ses enfants. En plein cœur de la Silicon Valley, en Californie, de plus en plus de parents choisissent d’envoyer leur progéniture étudier dans des établissements à l’ancienne, garantis sans écran.

Parmi ceux-ci : l’école Waldorf remplace, pour ses 450 élèves (de la maternelle à la terminale), les applications et les algorithmes par… des crayons et du papier."

© telerama.fr/enfants

les Zoufris Maracas à l'Huma

Impossible d’écouter deux morceaux de Zoufris Maracas sans se mettre à danser. Si vous arrivez à tenir bon, vous gagnez une décongélation au micro-ondes. A la Fête de l’Huma, ce samedi soir 14 septembre, devant la Petite Scène, mon corps s’est détaché de ma tête, ce qui a un effet beaucoup plus vivant que l’inverse. Et quel corps !

Les Zoufris Maracas ont commencé à deux dans le métro en 2007 en faisant bouger les rames et les rameurs. Depuis, ils ont donné des centaines de concerts, parfois à neuf (un chanteur, deux cuivres, deux percussions, quatre cordes).

Ils se définissent comme "des ouvriers de la chanson, des zoufris, des ouvriers célibataires algériens venus travailler à la reconstruction en 1950 ; et maracas pour symboliser la musique ». (facebook.com/ZoufrisMaracas)

Celui que mon corps préfère : "Pacifique" > deezer.com/fr/track/93382394

Docteur Duchmoll

Paris, 15 sept 2019

©
A la Fête de l'Huma > https://bit.ly/2mgOO71
Au Cabaret Sauvage, Paris > https://bit.ly/2khlEE3
Sur deezer.com/fr/artist/1376678

mercredi 11 septembre 2019

Le cours classique : 20/20.

Qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l’école ?

le-cours-classique_giovannicittadinicesi_0131_1000_1000.jpeg

C'est ce sacré Dionysos, sacré Dionysos.

Un homme nous surplombe et nous parle. Il expose, explique, nous questionne, éveille notre intelligence, du moins celle de ceux qui ne l’ont pas rangée dans leur smartphone. Nous sommes assis, attentifs, patients et silencieux, souvent captivés. Certains prennent des notes.

Ainsi Dionysos et ses prêtres fondèrent le théâtre grec. Ainsi celui-ci fit école.

« Le cours classique » remet l’école en scène, et nous sommes ravis.

Cela commence par une blague de collégien. La veille nous étions à la piscine, et monsieur Pipota, le prof d’anglais, est arrivé. Non mais à l’eau quoi ! Il ne vient jamais, il ne sait même pas nager. Le gardien a dû lui prêter un bonnet rouge (alors qu’il est chauve comme un galet breton) et des brassières pleines d'air pour pas qu’il coule. Nous nous sommes un peu moqué de lui, sifflets, cris, ouech-ouech… comme si c’était une fille, quoi.

Mais bon, Stéphane et Michaël ont poussé le bouchon rouge trop loin. Ils ont escaladé l’Angleterre, à deux sur son dos, comme deux BoJo, la cata certaine. Qui a bu boira.

rvb_02_cours-classique_1000_1000.jpeg

rvb_02_cours-classique_1000_1000.jpeg

Quand le maître-nageur a sorti M. Pipota de là, il avait avalé la moitié de la piscine.

On était bien embêtés, on s’est excusés, notre professeur principal (Grégoire Œstermann le Délicieux Lettré, à droite sur la photo) a bien compris que nous voulions juste faire du bruit et mouiller l’eau en la secouant. Le résultat est grave mais bon, 'y a pas mort d’homme. Fin de l’affaire.

Ah mais non, pas du tout ! (Oh non pas lui !!). Le censeur des études débarque dans notre classe comme un tank normand. Il n’est pas du tout, du tout, d’accord. La piscine ? lieu du crime. Le censeur reste poli mais avec minutie. Il accuse mais avec précision. Il est joué par Philippe Duclos, le Procureur Impitoyable, à gauche (le juge François Roban dans le feuilleton Engrenages de C+).

Le ressort est lâché, le combat est lancé, entre l’Ange bienveillant et le Méchant crucifiant. Elèves, direction, autres profs, parents d’élèves… Tout le monde s’amène et la ramène ! Vagues, vagues, houle, ouragan. De la tempête dans un verre d’eau au raz-de-marée final. De manière sobre et feutrée, pas de cris, pas de larmes, pointes hypocrites ou cordiales. Luttes de classe, lutte des places. Parole pleine ou langue de bois, qui flotte le mieux ?

Résumons : les deux acteurs sont parfaits, la mise en scène est parfaite, le texte est une merveille.

J’aime bien aller à l’école, et vous ?

Pr Talma Doinysos.

Paris,
11 septembre 2019.

A Thelma & Cie, avec sympathie.

Texte : Yves Ravey
Adaptation : Joël Jouanneau, Sandrine Lanno
Mise en scène : Sandrine Lanno
Avec : Philippe Duclos, Grégoire Œstermann

© Théâtre du Rond-Point >
theatredurondpoint.fr/spectacle/le_cours_classique
theatredurondpoint.fr/spectacle/le_cours_classique/#gallery-6

vendredi 16 août 2019

Pourquoi quelque chose plutôt que rien ?

De : Tantiglou
Email : irinagorba@...
Date: mer. 14 août 2019 à 18:42
Subject: Une nouvelle question pour le Docteur Duchmoll
To: site Docteur Duchmoll <questions@docteurduchmoll.com>

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (question posée par Leibniz), mais j'aimerais bien avoir votre avis.


Hello Tantiglou,

Merci pour votre question très intéressante.

Parce que deux fois quelque chose divisé par deux, cela nous fait quelque chose.

Car un rien, ce n'est pas rien. Par exemple, "Léa s'habille d'un rien" signifie qu'il lui reste quelque chose. Donc un rien c'est quelque chose.

Oui mais un rien, ce n'est pas rien.

Certes. C'est ce que je viens de dire. Mais OK, je supprime l'article => rien.

Mais "rien", cela n'existe pas. Regardons autour de nous : il n'y a jamais rien ; même dans "le vide", il y a quelque chose. Qui peut même faire beaucoup de dégâts.

Comme le CO2 sur la Terre.

Comme les trous noirs dans l'univers (on ne les voit pas, mais c'est quelque chose) (à ce sujet, je vous recommande l'excellent documentaire BBC diffusé sur Netflix) (les 5 premières minutes sont répétitives et accablantes, genre bonimenteur aviné, mais cela devient intelligent et captivant).

Le rien est une pure invention symbolique de notre part. Comme le zéro. C'est le signe que nous imaginons la possibilité d'une abstraction pure, un vide absolu. Mais cela n'existe pas dans la réalité.

Donc entre quelque chose qui existe et rien qui n'existe pas, c'est le premier qui gagne. A être connu.

Votre dévoué,

Dr Valentin Duchmoll.

mardi 16 juillet 2019

pour Julia

  • Quel est votre propos, Docteur Lacan ?

clic > Conférence captivante de Jacques Lacan à Louvain en 1972, présenté par Jacques Schotte, cofondateur de l'Ecole Belge de Psychanalyse.

(Si vous n'avez pas tout compris, vous pouvez poser vos questions au Docteur Duchmoll ;-)

samedi 1 juin 2019

Nous sommes les femmes et les hommes debout. Nous avançons. Place à la République.

parachute_nuage.jpg


Nous sommes comme l'eau.

Nous sommes légers, nous sommes fluides.

Ici une rivière, là un lac, là une source, là un océan.

Nous avons un cap, celui de notre âme.

Nous avons un horizon, celui d'être ensemble.

Nous partageons, nous échangeons, nous pensons, nous parlons, nous inventons.

Nous ne croyons plus les promesses vides de vos chefs avides.

Nous pouvons travailler en coopérant, en coopératives.

Nous n'avons plus besoin de vos "capitaines d'industries", qui n'ont pas de boussole, qui n'ont pas de carte de la terre qu'ils détruisent, qui n'ont pas de rêve, qui ne veulent pas voyager mais seulement mettre les bateaux en pièces pour les revendre au plus cher.

Nous ne voulons plus soutenir la pyramide, nous n'avons plus besoin de hiérarchies verticales.

Nous n'avons pas de Dieu de recours ou de consolation, nous n'avons pas de vie au-delà de notre amour pour la vie.

Nous sommes comme l'eau.

Nous ne sommes pas les premiers, nous ne sommes pas les derniers.

Nous avançons.

Nous n'avons pas besoin de vos investisseurs prédateurs, ils nous volent le meilleur, ils nous jettent au pire, arrêtez-les, chassez-les, qu'ils partent.

Vos immigrés millardaires nous appauvrissent alors que les immigrés pauvres agrandissent notre humanité, nos métissages, notre histoire.

Nous n'avons plus besoin de vos combats marchands, de vos guerres de pouvoirs et de territoires.

Nous ne voulons plus de vos formatages, nous sommes singuliers.

Nous construisons autrement.

Nous sommes chacun, nous sommes des gouttes d'eau, nous sommes l'océan.

Nous noierons votre violence permanente, votre terrorisme financier, votre faillite immense et frauduleuse dans l'histoire du monde.

Nous n'avons plus besoin de vous.

Nous vous inonderons de nos rêves, nous ferons autre chose, nous ferons autrement, nous nous ferons les uns les autres.

Notre intelligence vaut mieux que votre cupidité.

Notre bienveillance vaut mieux que vos armes.

N'importe quel enfant affamé vaut mieux que votre argent qui le tue.

Les justes font avancer l'humanité que vous avez écrasée, même en vous.

Nous pensons par nous-mêmes, nous décidons par nous-mêmes, nous nous défendrons par nous-mêmes.

Nous ne cesserons plus de revenir.

Nous sommes la pluie de ce monde que vous avez asséché.

Nous sommes les femmes et les hommes debout.

Nous sommes l'eau, nous avancerons dans chacune de vos fuites, nous vous poursuivrons.

Nous vous sauverons de vous-mêmes et de vos méfaits sur notre maison commune, puis nous vous porterons aussi.

Nuits debout.

Nous sommes debout la nuit.

Philippe Dohy


7 avril 2016, Paris République, lors de Nuit Debout.


© photo Bozena Lukazik

Réédition de ce billet paru ici en avril 2016. Trois ans déjà, trois ans seulement. "Comme un bruit qui court" (excellente émission de France Inter), à nous de faire bouger le monde, avec la patience de l'eau.

mercredi 15 mai 2019

!! ALERTE !!


Port-Real_GOT__5.png


Hey, monsieur le président de la République !

Vous voudriez pas arrêter svp de nous distraire et laver la tête avec la télévision, la radio et tous les marchands de sable ?

Gardez l'eau pour le feu.

Et vous voudriez pas svp augmenter de plus en plus les programmes de prise de conscience écologique ? Sérieux.

Ils dansent au-dessus des volcans. Ça leur plaît. Sauf qu'ils ne savent pas que ce sont des volcans.

Il est plus qu'urgent que nous tous, les "masses", et vous êtes dedans, nous changions radicalement de comportement.

Mais nous ne le ferons que si nous découvrons que nous sommes vraiment au bord du précipice, à deux doigts de brûler.

Pour cela, il faut fissa utiliser intelligemment les mass-media, sans martèlement débile, sans dramatisation pathétique.

Reportages scientifiques, documentaires analytiques, conseils pédagogiques... avec des experts, ONG et associations "ni de droite ni de gauche", mais bon, un peu plus de gauche quand même, mais sans le trompetter manière Aïda - de toute façon on n'aura bientôt plus d'éléphants pour jouer dedans.

Vous avez compris, j'en rajoute pas, chaque minute compte.

Dès la fin du prochain et dernier épisode de GOT, le compte à rebours commencera.

Cela dit, peut-être que la prochaine mise à feu sera autrement plus spectaculaire In Real Life ?

Peut-être vaut-il mieux attendre en priant tout simplement pour être devant le poste télé plutôt que dedans ?

Qu'en pensez-vous, je veux dire, personnellement, en dehors des capitalistes du désastre qui espèrent tirer les marrons du feu ?

A votre santé !

Guy Debord Duchmoll,

pompier littéraire


Port-Real_GOT__5.png


samedi 4 mai 2019

Comment trouver l'amour ?

1' 43"

Nouveau. Quizz Ena.

Vous avez envie d'entrer à l'Ecole Normale Absurde.

D'autant plus que l'autre ENA sera bientôt supprimée par le roi E1.

Pour vous aider, à la mesure de nos moyens artisanaux, nous vous poserons régulièrement des questions.

  • LÀ OÙ EST TON TRÉSOR, LÀ AUSSI EST TON COEUR.

Entraînez-vous. Lisez, cherchez, notez, soulignez, surlignez, surfacez, relisez, révisez. Ne ménagez pas votre monture en dehors des repas, collations et autres implications amoureuses.

Régulièrement, vous trouverez chaque réponse, publiées en même temps qu'une nouvelle question. Le tag sera votre boussole et votre raccourci.

Mais vous êtes intelligentes et belles ou intelligents, et si vous étiez impatients de découvrir cette réponses avant l'heure, vous savez où la trouver.

Quel est le salaire annuel de Philippe Wahl, président de La Poste ?

450.000 € soit 24 Smics

soit 35h x 24 donc 35 jours de 24h par semaine !

M. Wahl travaille beaucoup trop ! Il n'a même plus le temps de manger, boire, dormir, aimer.

35 jours en 7 jours ! Personne ne pourrait y arriver. M. Wahl a une trop haute idée de son devoir envers l'Etat, la Nation, le Peuple et ses clients.

M. Wahl risque un burn-out nucléaire ce qui causerait 24 licenciements secs pour faute grave car on l'avait prévenu pourtant plusieurs fois.

Avant qu'il ne soit trop tard, arrêtons-le, limitons-le, à deux Smics maximum par semaine.


https://paiecheck.com/2013/09/26/salaire-philippe-wahl-president-la-poste/

Le Smic annuel brut est égal à 18.254,60 €. Un salarié payé au Smic mensuel pour un temps plein (35h) perçoit donc 1.521,22 € brut soit 1.202,92 € net par mois.

https://www.net-iris.fr/indices-taux/paye/1-salaire-minimum-smic-horaire-smic-mensuel

mardi 16 avril 2019

Dieu est un fumeur de havane.


_Capture_d_ecran_2019-04-16_a_13.59.58_1.png


Il Silenzio

clic trompette <

L'ultima volta che sono entrato a Notre Dame è stato qualche mese fa, per un meraviglioso concerto di Fabio Biondi. Sopra di lui, le mille bocche dell'organo sorridevano felici. Anche noi.


Capture_d_ecran_2019-04-16_a_13.03.05.png


La dernière fois que je suis entré à Notre-Dame, c'était il y a quelques mois, pour un concert magnifique de Fabio Biondi. Au-dessus de lui, les mille bouches de l'orgue souriaient de bonheur. Nous aussi.

clic Dalida <


- page 2 de 181 -