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Fil des billets

dimanche 14 juin 2015

Votre avenir se rapproche enfin de vous.


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jeudi 21 mai 2015

des mots

  • en 5 lettres

Pompe à la source.

. . P . .

  • en 8 lettres

Soutien masculin.

. . . . . . N .

mercredi 15 avril 2015

Qu'est-ce que la Bourse ?

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© photo SanBo

dimanche 5 avril 2015

Journée des cloches.


A qui pensez-vous ?


jeudi 26 mars 2015

La réponse à ma question ?

Le 24 févr. 2015 à 22:58,
le site Docteur Duchmoll a reçu :

Nom : ferme la fenêtre
Email : ...@wanadoo.fr

Est ce que si je vous donne une fausse adresse mail,
vous me communiquerez quand même la réponse à ma question ?

Bernard Azimuth


Cher Hamizut,

Vous avez bien raison, rien ne vaut l'expérience dans les cas compliqués, pour trancher sur le plan pratique, sans se perdre dans de longues arguties théoriques.

Qu'est-ce qu'une question, pourquoi, qui la veut, qui la pose, où, est-on sûr de la retrouver, vaut-il mieux la poser dans un endroit secret et fermé à clé ?

Autant de réponses qui sont là pour communiquer notre inquiétude fondamentale, vous vu juste, c'est vrai : est-ce que Dieu répondra à notre question s'il a une fausse adresse de la Terre ?

Rien n'est comme avant, même le passé, et passé où, parti sans laisser d'adresse ? Quel tour de force ! pour un Dieu autrefois si sédentaire, si ses dents Terre ! Mais si c'est dentaire, on comprend. Pas vrai ?

Encore bravo !!

Docteur Valentin O Duchmoll

vendredi 27 février 2015

?!

Le 24 févr. 2015 à 22:42,
site Docteur Duchmoll a reçu :

Nom : Non, non, non et non
Email : bernardazimuth@...

Bonjour Docteur, J’ai revu ce matin un type que je n’avais pas vu depuis longtemps. (le docteur Duchmoll en personne, mais chut, que ça reste entre nous… ) Nous avons mangé ensemble à treize heures huit. Il m’a dit : tu devrais prendre tel plat, il est excellent. Moi, je l’ai cru (ainsi orthographié et non« moi, je lait cru ») et finalement, je n’ai pas jugé le plat excellent. Je vous précise ici, docteur, que l’ami que je n’avais pas vu depuis longtemps n’avait aucune connaissance de mes goûts culinaires. Voici ma question : le type que j’ai vu, à votre avis, (et c’est du reste pourquoi je m’adresse à vous, , -clin d’œil- rapport à la personne avec qui, j’ai déjeuné, si vous voyez c’que je veux dire… ) avait-il déjà goûté le plat qu’il m’a conseillé et qu’il trouvait fort bon, ou bien l’avait il goûté et me l’avait-il conseillé parce qu’il savait que ce plat n’était pas si exceptionnel que ça ? Une sorte de crasse, qu’il me faisait… Si vous pouvez m’éclairer, docteur, je dormirois mieux. Pis sinon, j\'attends toujours la réponse à la question concernant les questions que vous souhaiteriez que je vous pose...


Cher Monsieur, Cher Bernard, Cher Star et, nez en moins, à Zi mute,

Je comprends parfaitement votre dilemne, et à votre place, j'aurais regardé si je n'y étais pas ! Vous voyez ?!

Votre Dev où est Dédé la huche molle

vendredi 31 octobre 2014

Comment ménager l'amour propre ?

Le 30 oct. 2014 à 16:20 :

Nom : Leslie Bordes
Email : ...@hotmail.fr


Comment s'appelle la femme de monsieur propre ?


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Chère Leslie,

Voici 7 électroménagères modernes,
les 7 femmes de Monsieur Propre.

La septième ? La septième, c'est vous.
Vous ne le savez que trop bien, n'est-ce pas ?

Tenez bon. Songez aux millions de femmes au foyer
qui aimeraient prendre votre place….

Votre dévoué,
Dr Valentin O Duchmoll


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© photos femen.org, Les robots de cuisine.

lundi 13 octobre 2014

Etre ici ou demain ?

To be or not to be ?
that is the question.

Thanks to answer me,
dear Docteur Duchmoll.

William Shakespeare.


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Dear Bill, Big Bill,
my Master Mind,

To be and not to be,
that is solution.

Valentin O Duchmoll.


© photo HdD*, fb

mardi 17 juin 2014

Pourquoi une réforme territoriale ?





dimanche 15 juin 2014

Comment remplir vite et bien une bouteille avec des noyaux de cerise sans être obligé de manger les cerises ?


Rapide, pratique, efficace, clic, clac, clic <

lundi 12 mai 2014

Comment écrire une lettre d'amour à un mort ?


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Tu n’as jamais su entrer dans ta propre vie, mais tu pouvais devenir un autre.

Lettre de Katharine Hepburn à Spencer Tracy - 1991.


Cher Spence,

Qui a jamais pensé que je t’écrirais une lettre ? Tu es mort le 10 juin 1967. Mon Dieu, Spence, cela fait maintenant vingt-quatre ans. C’est long. Es-tu enfin heureux ? Est-il doux ce repos que tu goûtes ? Répare-t-il vraiment toute l’agitation et le tourment de ta vie ? Tu sais, je ne t’ai jamais cru quand tu parlais de tes insomnies. Je me disais : Oh !… tu exagères, tu dors… si tu ne dormais pas, tu serais mort. D’épuisement. Rappelle-toi cette nuit où… je ne sais pas…, tu te sentais si mal. Alors je t’ai dit : va te coucher, va. Je vais m’étendre sur le sol à coté de toi et te parler pour t’endormir. Je vais parler, parler, parler et tu trouverais cela tellement ennuyeux que tu n’auras pas d’autre échappatoire que le sommeil.

Je l’ai fait, j’ai pris un gros coussin et Lobo le chien. Et je suis restée à te veilleur en caressant Lobo. Je te parlais de toi et du film que nous venions de terminer – Devine qui vient dîner – et de mon atelier, et de ton manteau de tweed neuf, et du jardin et de tous les sujets gentiment soporifiques – la cuisine, les commérages sans intérêt –, mais tu continuais de t’agiter dans tous les sens – à droite, à gauche – les oreillers trop bas – la couverture à tirer – et ainsi de suite. Pour finir – et je dis bien pour finir – tu t’es calmé. J’ai attendu quelques instants – et je suis sortie sur la pointe des pieds.

Tu me disais la vérité n’est-ce pas ? Tu avais vraiment des insomnies. À l’époque, je me demandais toujours… Pourquoi ? Je me le demande encore ; tu prenais des pilules. Très fortes. J’imagine que tu dirais que, sans elles, tu n’aurais jamais dormi. Pour toi, la vie n’était pas une chose facile n’est-ce pas ?

Quels étaient tes plaisirs ? Tu aimais le bateau, surtout par gros temps. Tu aimais le polo. Mais un jour Will Rogers est mort dans accident d’avion. Et tu n’as plus jamais joué au polo. Jamais. Le tennis, le golf, non, pas vraiment. Tu faisais quelques balles. Non sans talent. Je ne crois pas que tu aies jamais vraiment manié un club. La natation ? Tu n’aimais pas l’eau froide. La marche ? Non, ce n’était pas ton truc. Cela faisait partie des choses que l’on peut faire tout en pensant – à tout, à rien, à quoi, Spence ? À Quoi ? À une chose précise comme la surdité de Johnny ou le fait d’être catholique, et mauvais catholique ? Pas de réconfort, jamais. Je me souviens du père Ciklic te disant que tu te concentrais sur ce que la religion avait de négatif, jamais sur ce qu’elle offrait de positif.

Il devait s’agir d’une chose fondamentale et permanente.

Et le plus incroyable. Toi – le plus grand acteur de cinéma. Je le dis parce que je le crois et que j’ai entendu nombre de gens de la profession, et non des moindres, le dire aussi. De Laurence Olivier à Lee Strasberg en passant par David Lean. Annoncez ce que vous voulez. Toi, tu savais le faire. Tu savais le faire avec cette simplicité somptueuse et directe : tu savais, point final. Tu n’as jamais su entrer dans ta propre vie, mais tu pouvais devenir un autre. Un tueur – un prêtre – un pêcheur – un chroniqueur sportif – un juge – un journaliste. Et ce, instantanément.

Tu avais à peine besoin de travailler. Tu apprenais un texte en un rien de temps. Quel soulagement ! Être un autre, l’espace de quelque temps. Tu n’étais pas toi – tu étais en sécurité. Tu adorais rire, n’est-ce pas ? Tu savais rire de toi.

Mais il fallait retourner aux vicissitudes de la vie. Et zut, un petit verre – non – si – peut être. Puis, terminé la boisson. Là, tu étais très fort, Spence. Tu étais capable d’arrêter. Ce pour quoi je te respectais beaucoup. Peu commun.

À ce sujet, tu disais : on n’est pas en sécurité que deux mètres sous terre. Mais pourquoi les échappatoires ? Pourquoi toujours cette fuite – ce besoin d’échapper à l’être remarquable que tu étais ? Pourquoi, Spence ? Je voulais te demander. Savais-tu pourquoi ?

Pardon ? Je ne t’entends pas…


© www.deslettres.fr > http://www.deslettres.fr/lettre-de-katharine-hepburn-a-spencer-tracy-tu-nas-jamais-su-entrer-dans-ta-propre-vie-mais-tu-pouvais-devenir-un-autre/

mardi 8 avril 2014

Est-ce que je suis enceinte ?

Question reçue via ce site Docteur Duchmoll.

Nom : Marie
Email : ….@gmail.com

Bonjour doncteur svp je crois que j ai un probleme de ventre il est gonfle dur il ya osi des battement a l interieur au niveau du nombril et tu boule au cote droit qui ce deplace.j vois mes regles. Je n est aucun symptome de grossesse. Mais penser vous que je suis enceinte j ai fai une prise de sang negatif mais j me dit tjr que je suis enceinte??? Merci!


Hello Marie,

Je vous invite à consulter très rapidement un docteur en médecine ou, déjà, en attendant votre rendez-vous, à voir dès maintenant un pharmacien ou un infirmier.

Je suis un absurde docteur fantaisiste en variétés romantiques mais pas un médecin, ni un médecin de famille, ni un médecin généraliste, ni un général médecin familial, ni un médecin spécialiste, ni un gastrologue, ni même une gynécologue.

Peut-être pourriez-vous aussi vous adresser, toujours en attendant votre consultation, à l'un des forums de Doctissimo qui a plutôt bonne réputation. Il y a quelques médecins ; ils ne peuvent pas tout lire mais ils veillent, paraît-il, à ce qu'il n'y ait pas de mauvais conseils.

Cliquer ici > http://forum.doctissimo.fr/grossess...

Notez aussi qu'un homme peut avoir "un probleme de ventre il est gonfle dur il ya osi des battement a l interieur au niveau du nombril et tu boule au cote droit qui ce deplace". Et pourtant, il est rare qu'un homme soit en saint et, plus rare encore, enceinte.

Ce serait gentil de me tenir au courant,
et j'espère que ce n'est pas grave.
Prenez soin de vous. Take care.

Votre dévoué,
Docteur Duchmoll.

mercredi 19 mars 2014

Pourquoi les arbitres de foot mettent-ils des cartons ?

© photo biorussia, fb

Cette question vous est posée à vous, Duchmollaute intelligent.

Pourquoi la ville de Québec s'appelle-t-elle ainsi ?

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© photo biorussia, fb

Cette photo pourrait stimuler votre imagination.
Et si vous voulez répondre à cette question,
Utiliser l'adresse en questions@doc…
Au choix : réponse absurde, ou pas.

Pourquoi les pirates sont-ils toujours accompagnés d'un perroquet ?

Si vous voulez répondre à cette question,
répondre à l'adresse en question(s).

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Cette photo pourrait stimuler votre imagination.

© photo biorussia, fb

samedi 8 mars 2014

Pourquoi les femmes vivent-elles beaucoup beaucoup plus longtemps que les hommes ?


La réponse en 21 photos drôles est ici. http://dailygeekshow.com/2014/03/04...


mardi 31 décembre 2013

loosing night

Le 30 déc. 2013 à 17:06,
zianleko kocou joseph
…@yahoo.com a écrit :


je souhaiterai connaitre le resultat de
loto fortune du demain 31/12/2013


Comme d'habitude, Joseph, comme d'habitude... Le Loto Fortune gagnera et vous perdrez. Sauf si vous gardez vos sous pour vous.


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© photo Melanie Poudroux

samedi 7 septembre 2013

Comment grossir, et de la tête aussi ?

Question posée sur facebook par Sidy Mohamed Cisse.
"Salut Docteur,a vrais dire j'ai un probleme moi,je suis très maigre,j'aimerai grossir.Epuis j'aimera savoir si la tête d'un humain peu se grossir,s'il ya une solution pour sa.Merci Docteur"
Réponse de votre D*
Salut Sidy, c'est facile, faites-vous engager par un obèse qui veut maigrir. Etablissez une liste avec lui des aliments interdits. 

Accompagnez-le en permanence, il vous paiera pour cela. 

Et chaque fois qu'il voudra dévorer un aliment interdit, chipez-le lui, mangez. 

Plus l'obèse maigrira, plus vous grossirez, plus vous serez riche. 

Devenant gros et riche, vous aurez plein de nouveaux amis qui vous diront que vous êtes beau, intelligent, supérieur, génial.

Et vous attraperez la grosse tête. Bonheur complet. 

Choisissez bien votre obèse de départ, homme ou femme. Plus il sera lourd, riche et surtout capricieux, mieux ce sera.

Merci, Docteur Duchmoll !

vendredi 16 août 2013

Comment nommer un animal énigmatique...


Yawning kinkajou

* Où l'on découvre que lire ce texte à voix haute chaque jour en l'hurlant dans un lieu public (square, restaurant, autobus...) est un excellent moyen d'améliorer très rapidement sa diction, mais aussi son instruction et sa popularité.

* Où l'on regrette la mauvaise foi et les basses ruses des MicMacs pour foutre le micmac dans La Science.

* Où, même en hurlant en public, l'on reste concentré pour traquer sans pitié les erreurs scientifiques et pour nous les signaler sans hésitation, pour publication immédiate sur ce site.

* Où l'on se réjouit, béat et humide, pour toute l'humanité, de la voir ainsi progresser lentement mais sûrement : "Si le rapprochement opéré par les explorateurs, le père Arsène ou ses successeurs, avec cet autre carnivore qu'est le carcajou s'avèrera plus exacte, l'animal était perçu par les Tupis Emerillons et Oyampis comme une espèce de singe25, quiproquo rémanent26."

Terminologie et étymologie : un animal énigmatique[modifier | modifier le wikicode]

Au Mexique, son nom de martucha rappelle son rapprochement erroné avec la martre. Il est plus fréquent du Chiapas où il est appelé mico de noche (« singe de nuit ») jusqu'à la Guyane, où il est connu sous le nom de senj lan nuit2. En Colombie et au Venezuela, il est nommé cuchicuch, dans l'Amazonie pré-andinetchochna3,4, et dans l'Amazonie brésilienne juparajurupara ou macaco da meia noite (macaque de minuit)5 ou encore macaco da noitemico da noite6. Au Guatemala, au Honduras, au Salvador, il est surnommé micoleon (singe-lion), mono noturno7 (singe nocturne) au Costa Rica, et au Belize nightwalker (promeneur nocturne).

Kinkajou est l'orthographe anglaisenote 1 de quincajou, emprunt des coureurs des bois à l'algonquin qui nqua'a ghe8, prononcé par palatalisation qui nqua'a dju en micmac et par rhotacismenote 2 qa rqar dju9 en montagnais, pour désigner le carcajou. Les noms de quincajou, employé par Nicholas Denys10 qui habitait chez les Micmacs en Acadie, et de carcajou, introduit par le baron de la Hontan11et diffusé par le père Charlevoix12 qui fréquentèrent les Montagnais au Canada (i.e. Québec), ont désigné ce même et seul glouton des Amériques, tout en laissant croire, du moins en France métropolitaine, qu'il peuplait également les forêts tropicales, depuis au moins13167210 jusqu'en 177614, date à laquelle Buffon comprend que l'animal de Nouvelle-Espagne est différent de celui de Nouvelle-France15et lève définitivement l’ambiguïté en imposant arbitrairement deux significations différentes aux deux prononciations dialectales différentes de l'algonquien.

Cette ambiguïté aura duré plus d'un siècle, auprès du grand public jusque durant le xixe siècle16, fortifiée par la croyance aristotélicienne des missionnaires de l'époque en une langue universelle17 que les « Sauvages » dispersés loin des premiers évangélisateurs auraient déforméenote 3. Elle est probablement due au père Arsène de Paris, qui participa de juillet 1611 à fin 1612 à l'expédition scientifique au Maragnan18, visitant les villages des Topinambas sur le continent sud-américain, apprenant la langue19 et observant avec ses collègues missionnaires les kinkajous20 que les habitants appelaient joupara, prononcé « iupala i » en oyampi2. Il dirigera par la suite, de 1632 à1645, depuis le siège de Port-Royal la province de son ordre en Nouvelle-France. Durant son ministère en Acadie, il fit faire imprimer en France par le père Joseph des manuels élémentaires dans la langue des Micmacs et des Abénaquis et a donc eu l'occasion de faire parler d'un autre étrange animal, habitant tout comme le joupara le fin fond de la forêt et nommé quincajou par les Micmacs. La diffusion de cette confusion initiale, quel qu'en soit l'auteur, sous un même taxon, d'un animal de la taïga canadienne et d'un autre de la jungle guyanaise, a vraisemblablement été favorisée par le trafic des commerçants de Saint-Domingue naviguant entre la Nouvelle-France et la France équinoxiale21.

Les concurrents anglo-hollandais, marchands, flibustiers et pirates de Jamaïque trafiquant entre la Guinée et le Honduras britannique, la Guyane anglaise, le Pernambouc et les rives de la Nouvelle-Espagne ont entretenu une confusion transcontinentale semblable en appelant le « macoco » d'Amérique du nom du Potto. Ce nom diffusé en 1705 par la traduction du livre22 qu'a publié l'année précédente, deux ans après son retour, le représentant à Elmina de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentalesGuillaume Bosman, y désigne ce seullémurien d'Afrique [Informations douteuses] [réf. nécessaire]. C'est un emprunt à une langue guinéenne23, vraisemblablement la langue du Kongo où le potto est endémique, langue qui avait déjà une très grande diffusion y compris aux Amériques, l'Angola étant alors le principal pourvoyeur d'esclaves. Poto signifie en effet « beau », « merveilleux », en kikongo24 et il est plausible que Bosman ait pris pour un substantif un commentaire désignant l'un des animaux vendus sur le marché de Macoco, ville du Kongo située au sud est de la capitale de ce royaume et à l'est d'une des forêts habitées de singes où le perodicticus potto était endémique. Celui-ci l'est toujours dans les forêts plus profondes du Kivu.

Si le rapprochement opéré par les explorateurs, le père Arsène ou ses successeurs, avec cet autre carnivore qu'est le carcajou s'avèrera plus exacte, l'animal était perçu par les Tupis Emerillons et Oyampis comme une espèce de singe25, quiproquo rémanent26.

Classification : errements des naturalistes et épreuve d'un paradigme[modifier | modifier le wikicode]

Pierre Martyr de Milan, qui a consigné le résultat de ses longs entretiens en privé avec Christophe Colomb, des rapports que le fils de celui-ci, dont il avait été le précepteur, fit des récits de son père et de ses propres enquêtes auprès des équipages, est le premier savant à mentionner, à propos de la découverte de la côte méseoaméricaine entre le pays maya27 et leVéragua, un animal à queue préhensile28, qui était donc connu des marins dès 1503, des humanistes depuis au moins 1516 et des honnêtes hommes à partir de 1532, mais il s'agit d'un singe diurne, probablement un singe araignée.

* R.P. Abbeville : un singe.

La première description29 du kinkajou, tout juste une mention parmi les sapajoustamarins et sagouinscitations 1, est faite en 1614 sous son nom tupinamba de joupara par le pèreClaude d'Abbeville, un des missionnaires de l'expédition organisée trois générations plus tard par Catherine de Médicis pour coloniser le Maragnan. Le kinkajou y est classé parmi les singes30. Les quatre puis neuf moines de l'éphémère colonie de l'île Sainte-Anne donneront un catalogue abondant et précis des animaux et des plantes et laisseront son surnom desinge capucin au sapajou qui habite le jour dans les arbres où dorment les kinkajous.

* Pennant : un lémurien compris comme une espèce de singe.

La seconde description31, sommairecitations 2, du kinkajou est publiée par Thomas Pennant32 en 1771 sous le nom de « yellow maucauco »note 4. C'est celle d'un animal qui lui a été présenté en 1769 à Londres sous le nom qui lui restera de « potto » que lui donnait les marchands de Jamaïque (Cf. étymologie supra.) d'où le propriétaire le croyait originaire. Le naturaliste est apparemment mieux renseigné pour préciser son origine, le Suriname, supposer sa large diffusion au Brésil, puisqu'il lui donne le nom portugais de « macoco » prononcé à la créole, et le distinguer explicitement du carcajou33, qu'il connaît sous le nom de kinkajou par la description qu'en a publié Buffon en 176434.

* Schreber : un lémurien distingué des singes.

Cette description de Pennant est reprise35 abrégée en 1774 par son jeune collègue à l'Académie royale de Suède, l'élève de Linné Johann von Schreber qui, ne l'ayant jamais observé lui-même, le confond avec le « lemur mongoz »31. À cause de cette ressemblance avec les lémuriens, il le classe dans la catégorie des primatesnote 5 inventée seize ans plus tôt. Paradoxalement, il adopte, en dépit de cette confusion avec le « lemur mongoz », le qualificatif de flavus qui traduit le yellow inventé par Pennant et, peut-être eu égard à son origine différente, lui donne le nom spécifique de Lemur flavus, c'est-à-dire lémure blond.

* Buffon : un viverridé.

Quelques mois auparavant, en 1773, à l'occasion de l'édition de corrections et addendas aux Quadrupèdes de son Histoire naturelleBuffon observe dans une ménagerie foraine installée à Saint-Germain-en-Laye un animal présenté comme une « belette mexicaine »36 inconnue37 et dont il retrouve un exemplaire trois ans plus tard, en 1776, chez un particulier qui le prenait pour un agouti ou un coati. C'est Buffon lui-même qui dans la description très complète qu'il publie38 la même année le baptise kinkajou tout en y distinguant une espèce différente, originaire de Nouvelle-Espagne, de son homonyme canadien39 auquel il réserve désormais le nom de carcajou40. Il indique son nom de potonote 6 qui l'apparente aux lémuriens mais le rapproche des viverridés41, fantaisie confortée par Gmelin, lequel invente en 1789 le taxon de Viverra caudivolvula42, c'est-à-dire à « queue préhensile », pour désigner le même animal, et qui sera soutenue par certains jusqu'en 1943.

* Schreber derechef: un mammifère inclassable.

La publication de Buffon en 1776 oblige dès 1777 Schreber à une réédition31 dans laquelle il déclasse le kinkajou des lémuriens. Ne pouvant le classer ailleurs, il invente pour le désigner le pléonasme qui connaitra un certain succès grâce à Illiger43 de Cercoleptes caudivolvulus31, c'est-à-dire par redondance du grec et du latin « à queue (κερκοσ,caudia) prenante (λεπτικοσ, volvulus) », à côté de Potos caudivolvulus31 où il reprend l'orthographe de Buffon pour « potto ».

* Cuvier & Geoffroy : un plantigrade d'un genre à part.

En 179544Cuvier, l'élève de l'encyclopédiste Daubenton à l'École normale installée au Muséum national d'histoire naturelle, et l'évolutionniste Geoffroy Saint-Hilaire inventent une nouvelle nomenclature basée sur l'anatomie comparée où le kinkajou se range dans un genre ad hoc distinct des viverridés45, les potos. Leur argument est que c'est un plantigrade, c'est-à-dire que le pouce des membres inférieurs ne peut pas servir à saisir46 comme c'est le cas chez les lémuriens « quadrumanes »47. Cette nouvelle classe des plantigrade sincluant le kinkajou et alors séparée des carnivores proprement dit48, au sens de carnassiers, sera précisé49 en 1806 par le collaborateur de CuvierConstant Duméril. Ce n'est cependant qu'en 1824, dans son Histoire naturelle des mammifères, avec des figures originales coloriées, dessinées d’après les animaux vivants que Geoffroy impose ce point de vue31, grâce aux études comparatives qu'il a pu mener sur les collections brésiliennes50note 7 accaparées en mars 1808 par le général Junot au Portugal, et renomme le kinkajou Potos flavus.

© photo Robrrb, texte wikipedia - sauf le chapo duchmolliste.

NB N'hésitez pas à nous faire part de vos propres découvertes scientifiques ou sémantiques à questions@docteurduchmoll.com ou en cliquant sur le rectangle rouge du haut-de-page. Sauf mépris de la netétiquette, nous les publierons ici.


mercredi 7 août 2013

Comment réduire les embouteillages.

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© photo Roberto Neumiller

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